[CHRONIQUE N°41] Les Piliers de la Terre, Ken Follett

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Titre : Les Piliers de la Terre

Auteur : Ken Follett

Nombre de pages : 1081 pages

« Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. » (Quatrième de couverture)

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Ce livre m’a semblé au premier coup d’œil assez ennuyeux, je dois l’avouer. Mais (comme je vous l’avais déjà dit ici) mon papa a beaucoup insisté car c’est son livre préféré et j’en ai entendu beaucoup de bien alors, ni une, ni deux, me voilà le nez dedans ! Et quelle fut mon étonnement quand je me suis aperçue que j’étais devenue complètement accro ! Moi qui pensait que l’histoire allait être sans intrigue et plate, j’ai été bien surprise ! Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.

Le roman nous relate l’histoire d’un maçon que tout le monde appelle Tom le bâtisseur. Jusque-là habitué à construire des maisons, il se retrouve soudainement sans travail et y voit là un signe : c’est le moment de réaliser son rêve, le moment de réaliser une cathédrale, la plus belle que l’on ait jamais vue. Mais pleins d’obstacles vont venir se dresser sur son chemin… En parallèle, Ellen, prétendue sorcière, vivant dans les bois, va être amenée à quitter la forêt avec son fils, Jack. C’est là qu’elle va rencontrer Tom et sa famille. Ensemble, ils vont arriver à Kingsbridge qui vient d’élire son nouveau prieur, Philip qui veut construire une nouvelle cathédrale pour remplacer celle qui a été détruite par un incendie. Mais lui aussi va devoir faire preuve de détermination pour arriver à ses fins. Enfin, il y a aussi Aliena, fille du comte déchu de Shiring, qui, se trouvant sans rien du jour au lendemain, va trouver refuge à Kinsgbridge avec son frère, Richard. Tous ces personnages vont se rencontrer par un heureux hasard -… Ou est-ce la volonté de Dieu ?- et vont s’entraider au fil des évènements et des rebondissements.

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Par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire !

Tout d’abord, j’ai trouvé que le travail d’historien de Ken Follett était vraiment exceptionnel ( chose que j’avais déjà remarqué en lisant La Chute des Géants du même auteur ) : on n’a aucun mal à se représenter la vie au Moyen-Age. L’auteur va dans les moindres détails : de la construction d’une cathédrale à la dure vie des paysans, et de la vie pas si paisible que ça des moines à la place des femmes dans un monde où tout est contrôlé par les hommes, tout y passe ! On a vraiment l’impression de voir la scène de nos propre yeux et non d’être un simple lecteur.

Non seulement il y a donc un travail d’historien extraordinaire, mais en plus, on a une intrigue qui nous tient en haleine du début à la fin ! Par exemple, Philip, le prieur de Kinsgbridge, tente pendant toute l’histoire, de finir sa cathédrale. A chaque fois, on se dit : « Ça y est ! Il y arrive enfin ! » et… finalement, quelqu’un ou quelque chose vient se mettre en travers et chamboule tout. Ces retournements penchent tantôt en faveur des « méchants », tantôt en faveur des « bons ». Cela peut vite devenir frustrant à tel point qu’on a la sensation de ne pas avancer, ou même de revenir au point de départ par moment, mais, personnellement, je ne m’en lasse pas !

Et puis, de belles romances viennent s’immiscer et rendent le livre encore plus réaliste, plus vivant et surtout plus touchant. Là-aussi, les rebondissement se font nombreux et on se rend compte qu’aimer quelqu’un à l’époque du Moyen-Age peut vite devenir compliqué ! Mais on ne s’en plaint pas, car cela ajoute beaucoup de piment à l’intrigue (qui est déjà bien pimentée ! :P). Les personnages et leurs émotions sont parfaitement retranscrites auprès du lecteur et on s’attache sans mal à l’attendrissant Jack, à Aliena qui n’a pas la vie facile ou encore à Philip, homme déterminé et d’une bonté sans pareille, prêt à tout pour sauver des vies.

 

Pour conclure…

Un très bon roman qui me change de ce que j’ai l’habitude de lire et qui m’a profondément remuée. J’ai passé de longues soirées à dévorer ce livre et j’ai vu avec tristesse et même avec angoisse le nombre de pages à lire diminuer ! Alors certes, c’est un gros pavé, mais ces 1 100 pages valent largement le coup d’être lues !

MA NOTE : 9 / 10

« L’île des oubliés »

[CHRONIQUE N°31] L’île des Oubliés

Victoria Hislop

 

 

Hello !

Aujourd’hui, on se retrouve avec une nouvelle chronique sur un livre tout simplement génial qui n’est autre que : « L’île des oubliés » !

IMG_0055   J’ai reçu ce livre en cadeau pour Noël, donc ça fait presque un an qu’il traînait dans ma PAL ! Mais j’ai décidé de le ressortir, comme ça, sur un coup de tête ! Un coup de tête qui m’a fait découvrir la belle plume d’un auteur, Victoria Hislop. En effet, ce n’est pas pour rien que ce livre a reçu le Prix des Lecteurs 2013 ! Avant d’aller plus loin et de vous en dire plus, je vous laisse découvrir le résumé :

« L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… »

  J’avoue que l’histoire ne m’attirait pas trop, je suis beaucoup plus tentée par les romans fantastiques ! Mais bon, pourquoi pas ? Ça parle de secrets mystérieux, d’un passé enfoui qui refait surface…  Tout est là pour une histoire bien pimentée et haute en couleurs ! Finalement j’ai été subjuguée par le talent de l’auteur et ses personnages tout à fait passionnants. Le roman est divisé en trois parties :

Durant la première partie de l’histoire, on découvre Alexis. En parlant de ça, j’ai justement eu du mal à m’habituer au fait qu’Alexis soit une fille étant donné que tous les Alexis que je connais sont des garçons. Enfin bref, ce léger détail m’a un peu embrouillée au départ. Alexis, donc, est archéologue et a tout pour être heureuse : un travail de rêve, un petit ami… Et bien non, Alexis se morfond et se lasse petit à petit de son quotidien. Son travail l’ennuie, son copain, Ed, l’agace. Bref, Alexis veut changer de vie, mais pour cela, elle va devoir creuser très loin dans son passé, ses racines et ravive chez Sophia, sa mère, des émotions qu’elle croyait ne plus jamais avoir à revivre… Alexis, têtue et avide de savoir, réussit à soutirer quelques informations à sa mère sur ce passé si durement enfoui et se dirige vers Plaka, le petit village ou Sophia a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Là-bas, elle rencontre Fotini, une vieille amie de sa mère, qui lui raconte tout…

C’est là que débute la deuxième partie de l’histoire. On plonge alors dans le passé et on rencontre de nouveaux personnages, la famille Petrakis, les ancêtres d’Alexis. On assiste à la découverte de mystérieuses tâches sur la peau d’Eleni Petrakis, l’arrière-grand-mère d’Alexis, jolie jeune femme à cette époque-là qui voit sa vie basculer du tout au tout quand elle découvre qu’elle a la lèpre, une maladie jusqu’ici incurable et, surtout, une maladie mortelle… On observe comment Maria et Anna, les deux petites filles d’Eleni, et Giorgis, son mari vivent ce bouleversement. Car, au-delà de cette maladie, Eleni doit quitter le village pour partir vivre à Spinalonga, la petite île en face de Plaka, où sont reclus tous les lépreux, pour éviter de propager la maladie. Maria et Anna doivent alors apprendre à vivre sans leur mère et on les voit grandir avec ce fardeau. On les voit aussi mûrir et changer petit à petit. Mais les malheurs et les surprises ne vont certainement pas s’achever ici…

Une troisième partie nous ramène au présent mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise et spoiler le livre ! 😉

J’ai été vraiment touchée par ce livre. Aujourd’hui, on vit dans un monde où presque toutes les maladies peuvent être guéries mais on a souvent tendance à oublier que c’était loin d’être le cas il n’y a pas si longtemps ! Et dans ce roman, on découvre cette dure réalité. Ce thème occupe une place importante dans l’histoire et est omniprésent. En effet, la lèpre plane comme une ombre et choisit ses victimes au hasard, les obligeant à quitter leur famille, leurs amis pour s’exiler vers une île morne, si près de leur ancienne vie mais pourtant si loin de leurs proches… Chaque membre de la famille Petrakis a son importance.

Il y a Giorgis, le père de famille, qui doit mettre ses sentiments de côté pour épargner à ses deux filles qu’il chérit plus que tout des souffrances supplémentaires. Il essaye de vivre sans sa femme et de s’occuper de ses filles. Il est sûrement le personnage qui m’a le plus touchée : malgré tous les malheurs qui se sont abattus sur sa famille, il se relève chaque fois et n’en devient que plus fort. Il fait un peu office de sage dans l’histoire, selon moi.

Ensuite, vient Anna. Depuis toute petite, Anna est une jeune femme fougueuse au caractère fort qui se laisse facilement emporter par les émotions. La perte de sa mère a été un choc dévastateur pour l’enfant qu’elle était et elle ne s’en est jamais remise. Anna a toutefois une arme : elle est l’une de plus belles femmes de Crète et utilise ses atouts pour se forger un chemin vers la richesse et le confort. Atteindre son but ne va pourtant pas la satisfaire pour autant et elle s’enfoncer dans des voies sombres…

Maria, sa sœur, a tout d’un ange : charmante, jolie et dévouée, elle passera sa vie à s’occuper de son père. Au départ, elle nous paraît un peu trop naïve, trop gentille vis-à-vis de sa sœur, à qui elle laisse tout passer. Au fil du temps, elle mûrit, acquiert de l’expérience et découvre l’amour. Toutefois, son destin prend une tournure tout à fait inattendue qui aura des avantages et des inconvénients…

La fin est bouleversante : on est surpris par certains points et moins par d’autres, assez prévisibles. Ce roman est une leçon de vie pour nous tous. L’auteur n’y va pas par quatre chemins et nous touche et nous frappe à la fois par sa manière  de montrer la dure réalité de la vie parfois vraiment cruelle.

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Voilà, cet article s’achève ici ! J’espère vous avoir donné envie de lire ce livre, je vous le conseille, j’ai rarement été si contente d’un livre en le refermant !

Bye